Photographie

Photo7La photographie joue un grand rôle dans le roman. Meg, toujours à la pointe de la modernité possède un appareil photographique de petit format, comme beaucoup d’amateurs fortunés à l’époque.

Les premiers clichés photographiques étaient réalisés sur des plaques de verre, relativement encombrantes, lourdes et fragiles. En 1884, George Eastman met au point les surfaces sensibles souples, et le film en celluloïd, permettant de stocker plusieurs images dans le magasin de l’appareil photographique.

IMG_2204Quand un client avait pris ses photos, il retournait l’appareil entier à l’usine. La pellicule y était traitée, et l’appareil rechargé, puis réexpédié avec des photos développées, le tout à un prix relativement bas. Le slogan  d’Eastman « Appuyez sur le bouton, nous ferons le reste » n’était pas un mensonge publicitaire.

A cette époque, la diminution de la taille des appareils facilite la pratique de la prise de vue en (presque) tous lieux et toutes circonstances, ouvrant la voie à la photographie de voyage et de reportage. Ce progrès permettra aux missionnaires protestants de photographier les Congolais victimes de la rapacité de Léopold II et de répandre ces preuves à travers le monde.

Jacob

Une photographie signée Jacob Riis

Dès ses débuts, la photographie a été considérée comme un moyen de dénoncer les injustices. En 1880, le réformateur social américain Jacob Riis, a pris en photo les quartiers pauvres de New York à la tombée de la nuit. En guise de flash, il utilisait de la poudre de magnésium qu’il faisait brûler dans une poêle à frire. Ses clichés auraient motivé certaines réformes entreprises par Théodore Roosevelt.

Photo11Il va de soi que les journalistes s’intéressaient de très près à cette nouvelle technique d’illustration. Mais, tel Zollman et Dover, ils se heurtaient toujours au même problème, celui de la reproduction. Il fallu attendre la mise au point  de  la similigravure, en 1890, pour surmonter cette difficulté. La similigravure utilise une trame pour diviser les tonalités photographiques en points. Ces points, plus ou moins rapprochés selon la trame utilisée, forment un réseau qui traduit les dégradés de la photographie.

Cette étape franchie, la presse illustrée va connaître un succès foudroyant, ainsi que Zollman et Dover l’avaient pressenti.

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